drapeau fr drapeau en

Les Echos : Neotec accélère sur le marché des voies ferrées

Les commandes affluent chez le fabricant de machines de construction de voies ferrées Neotec Développement à Bressols, (Tarn-et-Garonne). « Après la crise de 2008 qui a fait chuter l’activité, il y a une forte reprise des investissements depuis 2011 pour rattraper le retard », se félicite son président-fondateur, Pascal Roux, ancien ingénieur aéronautique. Pendant la crise, l’entreprise a renouvelé sa gamme. Un pari gagnant aujourd’hui, car « les infrastructures ferroviaires se développent en Europe avec la grande vitesse et l’augmentation du nombre de trains », explique le dirigeant. La PME a doublé son chiffre d’affaires consolidé entre 2012 et 2015, à 12 millions d’euros, et prévoit 15 millions cette année.

Adaptation de matériels

Fondé en 1991 pour réaliser des études et des prototypes d’engins spéciaux pour Poclain, Massey Ferguson et Case New Holland notamment, Neotec Développement est devenu constructeur à la fin des années 1990. Consacrant un quart de son effectif à la R&D, il conçoit et fabrique du matériel d’entretien des voies et de pose de caténaires. Une trentaine de ses machines sont utilisées sur le chantier de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux.

Outre sa fabrication propre, Neotec convertit au ferroviaire des engins Haulotte, Manitou et Volvo Construction. Il construit des essieux motorisés hydrostatiques qui limitent le patinage des machines au démarrage sur les voies ferrées, pour les constructeurs américains notamment. Les engins ferroviaires et les essieux forment 90 % du chiffre d’affaires. Le reste provient de machines d’installation des lignes électriques, d’équipements de levage pour les usines aéronautiques et d’une petite activité de bureau d’études de transmissions.

Pour développer l’exportation, 40 % du chiffre d’affaires, Neotec a ouvert un bureau au Royaume-Uni en 2010 et une filiale au Canada en 2011. Pascal Roux vient de lever « plusieurs millions d’euros » auprès du fonds toulousain Ixo et de bpifrance pour accélérer le développement de l’entreprise qui recrute 6 ingénieurs et cadres. Il ouvrira à la fin de l’année une deuxième usine à Bressols, pour 1,3 million d’euros, qui doublera la capacité de 60 à 120 machines par an, et investira au Canada et au Royaume-Uni.

Laurent Marcaillou, Les Echos /  Correspondant à Toulouse

Effectif : 64 salariés

Chiffre d’affaires : 12 millions

Activité : machines spéciales

Lire l’article sur le site des Echos