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Paru dans "Les Echos" : Contrôles routiers : Sterela lève 10 millions d'euros.

Le fabricant de systèmes de contrôle routier reprend un spécialiste des automatismes.

Le contrôle routier représente 55 % du chiffre d'affaires de Sterela - .

Le contrôle routier représente 55 % du chiffre d’affaires de Sterela
Le fabricant d’appareils de contrôle routier et de porte-cibles militaires, Sterela vient de lever 10 millions d’euros en fonds propres et en dette senior auprès de bpifrance, l’Irdi, ixo Private Equity, Midi-Pyrénées Croissance et un pool bancaire. Ces fonds serviront à l’entreprise implantée à Pins-Justaret près de Toulouse, à financer la R&D et l’exportation dans les pays émergents. En même temps, Sterela a racheté l’entreprise de mécatronique Noval (28 salariés) à Auterive (Haute-Garonne), qui a réalisé un chiffre d’affaires de 5,5 millions d’euros en 2013, devant atteindre 8 millions en 2014. Noval fabrique des automatismes pour les bateaux de luxe (commandes de portes, d’échelles), la domotique (ouverture de baies, régulation de l’air, occultation), les panneaux publicitaires, les Abribus communicants et les bornes de vélos en libre-service.
« Le rachat de Noval élargit notre portefeuille de produits et nous fait entrer sur le marché des équipements de la ville intelligente », explique Robert Bousquet, président de Sterela. Il avait déjà racheté Survision en 2012, un fabricant de lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation pour détecter les véhicules volés, verbaliser les contrevenants roulants dans les voies de bus et surveiller les flux de circulation.
De son côté, Sterela fabrique un système automatique de pesage des camions en marche utilisé par la police nationale. Il a aussi conçu une solution de gestion des places de parking libres, achetée par les villes de Lyon et de Metz. Dans les services, il vient de créer la filiale Blue Matrix, qui exploite les données des capteurs routiers pour délivrer des informations et lutter contre la délinquance. Le contrôle routier forme 55 % de son chiffre d’affaires. Sterela fabrique aussi des portecibles d’entraînement pour l’armée, qui représentent un tiers de son activité. Dans un autre domaine, il a obtenu deux gros contrats de Météo-France en 2011 et du GIE européen Eumetnet en 2013 pour fabriquer des stations de météo automatiques.

Prospection en Chine

Le groupe prépare un système de contrôle sanction automatisé du poids des camions en circulation, comme les radars, à la demande du Brésil et de la Russie. Référent régional du plan robotique, il étudie avec Airbus et Akka un robot tout-terrain qui contrôlerait les défauts des avions sur les aéroports. L’international représente 17 % de son chiffre d’affaires. Au Brésil, où il est implanté depuis la fin 2012, le groupe a répondu à un appel d’offres pour la pesée des camions en marche. Il installera ce système en Russie au printemps et va prospecter en Chine. Le groupe emploie 160 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 21,5 millions d’euros en juin 2013, en baisse de 8,5 %, qui devrait dépasser 25 millions en juin 2014.
Laurent Marcaillou